Violences post électorales. Dr Faya Milimono accuse la CENI, le Gouvernement, la Justice et le discours politique haineux

Dr Faya Millimono a animé une conférence de presse le mardi 13 février 2018 au siège de son parti situé à Ratoma Le président du Bloc Libéral (BL) a fermement condamné ces violences et interpellé le sens de responsabilité des acteurs sociopolitiques, estimant que chacun a le devoir de contribuer à préserver la paix dans le pays.

Il a situé la responsabilité de la crise post-électorale à quatre niveaux. Pour lui, le premier responsable c’est la CENI. « La CENI a, de manière très incompétente, organisé ces élections. Beaucoup de questions qui ont été la cause de ces violences, avaient été posées sur la table de la CENI depuis deux semaines, notamment la question des procurations et le vote par dérogation qui avaient fait l’objet de discussions. Mais nous avons senti que la CENI était complice de ces fraudes. Au niveau central, comme au niveau local, les acteurs de la CENI ont pris une part active dans l’organisation des fraudes. Ils ont donné des milliers de cartes d’électeurs aux citoyens. On a dit que les partis politiques ne pouvaient pas participer à la distribution des cartes d’électeurs et donc ils ont profité pour garder par devers eux, des cartes pour les distribuer à des personnes qui n’en avaient pas le droit, en leur donnant les procurations qui ne devaient pas être signées par les chefs de quartier ou les chefs de district. C’est ce qui a fait qu’on a gonflé le taux de participation qui reste très faible », a dénoncé Dr Faya Milliomono.

L’autre responsable identifié par le BL, c’est le gouvernement. Pour le BL, « le gouvernement a montré son incapacité de respecter la loi alors qu’il devait veiller au respect de cette loi dans le pays ». Dr Faya Millimono a dénoncé, à cet effet, l’utilisation abusive des biens et de l’argent de l’Etat qui, à son avis, a créé une situation de déséquilibre, « un parti utilisant tous les moyens de l’Etat et les autres se débrouillant comme ils peuvent ».

Le troisième responsable des violences postélectorales identifié par le président du BL c’est la justice. « Partout, à travers le pays, le BL et d’autres entités politiques et sociales aussi ont été victimes de déni de justice », a-t-il souligné. Dr Faya Millimono cite en guise d’exemple, les cas de Guéckédou, Yomou et de Lola où il estime que son parti a été victime de déni de justice.

Enfin, le quatrième responsable, selon lui, c’est le discours haineux qui continue à faire du chemin dans le discours politique guinéen. « Il y a trop de haine dans les discours. Il y a trop d’ethnocentrisme dans les discours. Ceci est très dommageable », a déploré Dr Faya Millimono qui s’est tout de même réjoui des 98 sièges obtenus par son parti au niveau de 54 circonscriptions électorales où il a présenté des candidats ou fait alliance avec d’autres formations politiques.

I S Sacko

27 Visite Totale 1 Visite Aujourd\'hui

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Protected by WP Anti Spam