Critique Cinéma: « Les Frontières » d’Apolline Traoré (Burkina Faso)

Ouagadougou -La réalisatrice Apolline TRAORE peint au plus juste le comportement des «corps habillés » vis-à-vis des femmes commerçantes. Pour le moment,  aucun pays de la CEDEAO même pas le Burkina Faso, son pays, n’est garant de cette intégration africaine. Tous les responsables de ces pays sont fautifs et mis à l’index.   L’intégration  entre femmes africaines est par contre possible et existante.

La femme est celle qui  sait porter  le poids de toute une famille.  Sur  le chemin, à la recherche d’un bonheur  quelconque, les frontières entre pays africains  représentent l’enfer.

Et elles en bavent ces femmes, souvent  au prix de leur vie.  Victimes de barbarie,  de viol, d’injustices, pillées à cause de leurs marchandises qui sont surtaxées au point qu’elles ne peuvent supporter les coups du voyage, bien qu’elles voyagent pour gagner leur vie et non pour perdre et se perdre dans la banalité et l’injustice qu’on leur inflige.

Chacune son problème dans ces voyages mais, toutes convergent vers le même objectif, la quête d’une vie meilleure.

Même  épuisées, écrasées par le poids du quotidien, de l’injustice aux postes frontières, elles deviennent plus entreprenantes  que jamais en  faisant leur propre intégration.

Quatre femmes puissantes, stratèges protègeront non seulement  leurs biens, mais aussi les femmes plus jeunes et vulnérables sans expérience sur ces routes d’enfer. Dans le groupe Adjara, maternelle et entreprenante  tend la main aux autres femmes  du groupe. 

Mimi plus âgée, une habituée du voyage devient méfiante, mais cèdera afin de créer leur propre intégration africaine, entre femmes en protégeant les plus jeunes. L’une d’entre elles laissera sa peau en protégeant les autres.

Le drame, l’humiliation, le viol, le vol, la drogue, l’arbitraire sont monnaie courante entre les frontières africaines poreuses érigées en forteresse d’arnaque…

Du point de vue technique, décor, beauté,  et jeux d’acteurs,  ce film attire l’attention sur la réalité de nos frontières. Pour dire que ‘’LES FRONTIERES’’  est bien mené même si  le suspens devient un peu pesant vers la fin.

L’intégration Africaine est chimérique pour le moment. Car, les garants de cette intégration sont les bourreaux de leurs propres compatriotes. C’est une preuve par quatre dans ‘’Les Frontières’’.

SAGNANE Fatoumata

Journaliste Critique Cinéma

Guinée Conakry

Mail : fatoubadou4@gmail.com: Tél : 00224 621 60 68 70

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